Les chapitres de la compagnie du temps brisé
La chute
Après plusieurs semaines d’expédition éreintantes à travers les steppes et les vallées oubliées du Taldor, votre groupe atteint enfin la destination tant attendue. Le site sacré des tribus anciennes se dévoile comme un vaste temple circulaire, en grande partie effondré, mais dont les pierres couvertes de symboles et de lierre dégagent encore une majesté solennelle. La vallée qui l’abrite semble coupée du monde, enveloppée dans un silence étrange où seuls le bruissement du vent et le cri lointain d’un rapace rappellent la présence de la vie. Devant ce spectacle, Enorim, les yeux brillants d’excitation, désigne le lieu comme point idéal pour établir le camp de base.
Rapidement, l’équipe se met à l’œuvre. Certains dressent les tentes à l’abri des arcs effondrés, d’autres allument un feu et commencent à inventorier les vivres et le matériel. L’ambiance est empreinte d’une tension joyeuse : chacun sent que l’histoire se joue ici, à la lisière du mystère. Tandis que la lumière décline et que les ombres s’allongent, Enorim ne tient plus en place, parcourant le périmètre du site avec l’enthousiasme d’un enfant devant un coffre à trésors.
Cependant, alors que la nuit tombe et que la fatigue commence à gagner les membres du groupe, un événement inattendu survient. Soudain, sans aucun signe avant-coureur, un grondement sourd résonne sous leurs pieds. Avant même d’avoir pu réagir, le sol cède brusquement sous le poids de leurs corps et de leur équipement. C’est une véritable dégringolade : les pierres s’effondrent, mêlées à des gerbes de poussière, et chacun se retrouve entraîné dans une chute vertigineuse vers les profondeurs inconnues.
Après quelques instants de tumulte, le silence retombe. Désorientés, couverts de terre et de petits éclats de pierre, les aventuriers se relèvent tant bien que mal, s’assurant que personne n’est grièvement blessé. À leur grande surprise, ils découvrent qu’ils ont atterri dans une salle souterraine d’une beauté étrange. Le plafond, encore intact, est tapissé de mousses phosphorescentes projetant une lumière verte et douce qui révèle des fresques anciennes et des statues de pierre oubliées par le temps. Le lieu respire la magie et le secret, comme si les siècles écoulés y étaient restés prisonniers. Après quelques minutes, il est constaté qu'Enorim s’est brisé le cou lors de la chute, et que la plupart des membres de l’équipe d’intendance sont décédés. Un silence s’installe dans la pièce après cet événement. L’un des survivants observe le corps d’un autre membre de l’équipe, tandis qu’une autre personne détourne la tête. Le groupe reste silencieux jusqu’à ce qu’un des membres propose d’inspecter la salle afin de chercher une sortie ou d’autres survivants. Malgré la situation, le groupe décide d’agir et de poursuivre ses efforts pour quitter les lieux.
...
Sous un ciel étoilé, les ruines d’un ancien temple s’étendent en silence, figées dans une éternité de pierre et de poussière. Le sol, marqué par un damier de dalles brisées, raconte les siècles d’abandon et les pas oubliés de ceux qui ont jadis foulé ce sanctuaire. De grandes colonnes, certaines encore debout comme des sentinelles fatiguées, d’autres effondrées en amas chaotiques, bordent un chemin central menant à une plateforme surélevée. Là, une porte encadrée par deux piliers intacts semble défier le passage du temps, surmontée d’un vestige sculpté — peut-être un dieu oublié ou un gardien pétrifié.
Tout autour, les murs effondrés et les débris épars témoignent d’un cataclysme ancien, d’un combat ou d’un effondrement dont les échos résonnent encore dans l’air stagnant. Le silence est presque sacré, troublé seulement par le crissement des pas sur les gravats

Dans la demi-obscurité, un mouvement trouble l’air stagnant : au fond de la salle, derrière une colonne brisée, une silhouette mi-femme, mi-créature surgit lentement. La lumière verdâtre révèle alors les traits fascinants et terrifiants d’une méduse aux cheveux faits de serpents sinueux, ses yeux luisant d’un éclat surnaturel. Sa peau, veinée de reflets gris, semble frémir à mesure que la créature émerge de sa torpeur séculaire, laissant échapper un souffle glacial chargé de magie pétrifiante.

Non loin de là, dans une alcôve tapissée de gravats et de lierre, des œufs d’apparence écailleuse sont disséminés au sol. Certains se fendent dans un craquement mou, laissant apparaître les museaux cornus et les yeux perçants des jeunes Gorgalisks, hybrides de dragon et de basilic, qui rampent maladroitement hors de leur coquille. Leurs minuscules griffes raclent la pierre et leurs premières exhalaisons produisent un sifflement inquiétant, ajoutant à la tension déjà palpable de la scène.
Les Gorgalisk sont de petites versions de Dracolisk. (utilisez les stats des dracolisks)

Le sang frais de Gorgalisks est utilisé pour neutraliser les effets permanents de la pétrification.
Rencontre: Medusa
Lieux: Le temple oublié
Antagonistes: