Les chapitres de la compagnie du temps brisé
Le culte du regard
Sous l’impulsion de Lornar, jadis figure de proue du clergé officiel, le temple d’Abadar a opéré une métamorphose radicale, abandonnant progressivement ses rituels traditionnels pour se muer en sanctuaire du culte du Regard. Cette transition, loin d’être purement symbolique, marque une reconfiguration profonde de l’équilibre spirituel à Yanmass. Les anciens lieux de prière, empreints de solennité ordonnée, ont cédé la place à des rituels nocturnes, où les fidèles, les yeux bandés de tissus sombres, cherchent à percer les mystères de “l’Œil qui voit tout”. Les chants liturgiques d’autrefois sont désormais remplacés par des incantations murmurées, et les symboles sacrés d’Abadar cohabitent, dans une atmosphère de secret et d’interdit, avec les emblèmes mystérieux du culte naissant. La présence de Lornar, à la fois charismatique et inquiétante, confère à ces assemblées une dimension quasi initiatique : il guide les fidèles sur le chemin d’une vision intérieure, où la recherche de vérités cachées supplante la foi ordonnée d’antan.
Cette transformation du temple résonne bien au-delà de ses murs : elle sème la confusion et le doute parmi les habitants de Yanmass, bouleverse la hiérarchie religieuse et exacerbe la méfiance des autorités. L’ancienne maison d’Abadar, jadis symbole de stabilité et de justice, est désormais perçue comme le cœur battant d’un mouvement occulte en pleine expansion, attirant chaque nuit de nouveaux adeptes fascinés par la promesse d’un pouvoir insoupçonné ou terrifiés à l’idée de tomber sous l’emprise de forces invisibles. Le syncrétisme entre l’héritage sacré du temple et les rituels ésotériques du culte du Regard nourrit à la fois l’espoir d’une illumination et la crainte d’une aliénation collective, brouillant la frontière entre foi, manipulation et quête de vérité au sein d’une cité en proie à l’incertitude et à la peur.
Un des deux prêtres survivants de l’attaque, Odolina, une prêtresse de rang inférieur, accueille les visiteurs dans le grand hall du temple.

Alors qu’Odolina accueille les visiteurs dans le grand hall du temple, son attitude trahit une tension intérieure inhabituelle. Ses gestes sont saccadés, ses yeux évitent parfois ceux de ses interlocuteurs, et sa voix, d’ordinaire assurée, se fait hésitante.
A l’évocation des préceptes d’Abadar, lorsqu’elle doit réciter une prière ou rappeler un passage sacré, ses lèvres tremblent, et il lui arrive de s’interrompre, comme si des souvenirs contradictoires s’entrechoquaient dans son esprit.

Un frisson parcourt brièvement son visage lorsqu’elle tente d’évoquer la justice et l’ordre, piliers de la foi Abadarienne, mais les mots lui semblent soudain étrangers, distants.

À y regarder de plus près, les visiteurs pourraient percevoir, dans ses moments d’absence, une lueur étrange dans son regard, comme si une conscience étrangère scrutait le monde à travers elle. Parfois, elle porte la main à sa nuque, dissimulant un léger tressaillemen.
Ses paroles deviennent alors confuses, entremêlant les dogmes sacrés et des injonctions voilées, comme si la prêtresse, désormais marionnette d’une volonté étrangère, vacillait au bord de la révélation ou de la perte totale de soi.
Résurrection
Si les personnages demandent la résurrection d’Enorim Foxglove au temple d’Abadar, Odolina accepte et cache un voleur de corps dans sa dépouille avant son retour parmi eux.
La cérémonie du soir
Lors de la cérémonie, qui se déroulent uniquement la nuit dans des lieux soigneusement dissimulés, les initiés adoptent un rituel singulier : ils se bandent les yeux avec des étoffes sombres, cherchant à “voir au-delà du voile”, c’est-à-dire percevoir des vérités cachées que la lumière ordinaire ne révèle pas. Ce geste, loin d’être anodin, symbolise leur désir de renoncer à la perception commune pour accéder à une forme de vision intérieure, prétendue exclusive aux élus du culte.
Durant ces rituels, des incantations sont murmurées dans une atmosphère lourde de secret, et des témoignages circulent sur des membres ayant reçu des révélations énigmatiques ou développé une sensibilité surnaturelle à leur environnement.
Seule la porte arrière, surveillée par deux ogres peu vigilants, reste ouverte et laisse entrer tous les membres du nouveau culte.

Retirer discrètement son voile pour observer la cérémonie.

Jouer de ses sens afin de percevoir ce qui se trame.

La scene est horrible, un monstre gélatineux et tentaculaire se laisse glisser du plafond et choisi sa victime. Un court instant plus tard, la chose s’immisce, par la bouche, dans le corps de la victime.
Les personnes qui échouent à leur jet de sauvegarde de volonté deviennent confuses (Confus3, 1h).
Combat
Au cours du combat, Lornar/Odolina appelle les deux ogres (porte arrière) et les deux trolls (sous-sol), qui arrivent en 1D4+2 rounds.
Goretack, la half-orc, se met en retrait et lance, dicrètement, ses sorts afin de ne pas se faire remarquer.
Lieux: Yanmass
Prêtres:
Les prêtres ont été tués durant l'attaque intiale hormis Lornar et Odolina.
- Lornar croit qu'il est l'élu de Lamashtu. Cependant, il terra le nom de sa nouvelle déesse et l'appelera l'entité.
- Odolina, quant à elle, a bien été tuée lors de l'attaque initiale. Cependant, elle a été contaminée par un Xoarian(un voleur de corps) qui la controlle et se fait passer pour un fervent prêtre d'Abadar.
- Goretack, la demi-orc, est un Gosreg infiltré. Son rôle est de glaner le plus d'informations possible dans la ville. C'est pourquoi, elle loge à l'auberge et sympathise avec les nouveaux venus.