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La prophétie

Cette nuit-là, alors que ses compagnons dormaient, Ianel eut une vision. Desna elle-même lui apparut, vêtue d’un manteau d’étoiles.

« Tu as défié Lamashtu, et pour cela, elle ne cessera jamais de te traquer. Mais il existe un chemin… dangereux, presque impossible. Pour sauver l’enfant et briser le pacte, vous devrez atteindre la Porte des Songes, là où les mondes se touchent. »

À son réveil, Ianel savait que leur fuite n’était que le début. La Compagnie de l’Espoir allait devoir traverser des royaumes où même les dieux hésitent à poser le pied.

...

La Chute de la Compagnie de l’Espoir

Le Sanctuaire des Mille Lanternes tint bon… pendant sept jours. Sept jours durant lesquels Lamashtu encercla le lieu, ses enfants monstrueux hurlant dans la nuit, ses murmures s’insinuant dans les rêves des compagnons. Elle ne frappait pas de front. Elle attendait. Elle savait que la faim, la peur et le doute étaient ses armes les plus sûres.


Les fissures

Le premier à vaciller fut Anvadel. Privé de sommeil, il commença à entendre la voix de la déesse lui promettre des secrets interdits, des arcanes capables de plier la réalité.

Puis ce fut Delia, qui vit dans ses visions les forêts qu’elle aimait se dessécher et mourir, à moins qu’elle ne se soumette.

Valeria, elle, se rongeait de rage et d’impuissance, son épée inutile face à une ennemie intangible.

Ianel priait encore… mais ses prières n’étaient plus que des murmures vides.


L’ultimatum

Au huitième jour, Lamashtu apparut à la porte du sanctuaire, sous une forme presque humaine, belle et terrible. Elle ne cria pas. Elle ne menaça pas. Elle dit simplement :

« Donnez-moi l’enfant, et je vous épargnerai. Refusez… et je vous prendrai tout. »

Rencontre: Le sanctuaire des milles lanternes
Antagonistes:
Cauchemar
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Complexity: Simple

Volonté: DC 40

Description: La déesse exploite sans relâche la vulnérabilité des personnages. Privé de sommeil, harassé par la peur de l’échec, ils sentent la frontière entre leur propre volonté et l’influence de la déesse s’amincir, voir disparaitre.


Volonté:
Valéria

Valeria, fière guerrière, se retrouve désemparée devant l’ennemi intangible qu’est Lamashtu. Aucune promesse ne lui est faite, mais c’est le silence même de la déesse qui la ronge : elle sent une rage brûlante, une colère contre sa propre impuissance. Lamashtu, sans un mot, lui laisse entrevoir qu’elle pourrait retrouver sa force d’antan, redevenir l’épée vengeresse des opprimés, si elle acceptait de se plier à sa volonté. Ce doute s’installe, corrosif, et Valeria est tentée de croire qu’en trahissant ses valeurs, elle obtiendrait enfin la reconnaissance et le pouvoir qui lui échappent. Ainsi, elle vacille entre résistance et résignation, hantée par l’idée de ne plus compter dans la lutte qui s’annonce.


Lors d’une attaque nocturne, Valeria se bat sans relâche, mais ses coups semblent glisser sur les monstres de Lamashtu. Submergée par la frustration, elle entend un murmure silencieux : « Plie le genou, et ton épée percera toute armure. » Prise dans l’urgence, Valeria se demande si en acceptant l’aide de la déesse, elle pourrait enfin protéger ses compagnons, au risque d’abandonner ce qui fait d’elle une héroïne.

Ianel

Lamashtu promet à Ianel une traque sans fin, la certitude d’être toujours poursuivi, jamais laissé en paix. Mais à cette promesse d’éternelle perdition s’oppose une autre voie, plus périlleuse encore : la prophétie de Desna susurre l’espoir qu’il existe un chemin dangereux, semé d’embûches, qui permettrait non seulement de sauver l’enfant, mais aussi de rompre le pacte maléfique conclu avec la déesse. Pour Ianel, ce double horizon est à la fois une source de désespoir et d’espérance. Il est poussé dans ses derniers retranchements, appelé à choisir entre la soumission à la fatalité et la prise de risque pour une rédemption possible, même si celle-ci semble n’être qu’un mince rayon de lumière dans la nuit la plus noire.


Une nuit, alors qu’il médite près des cendres du feu mourant, Ianel aperçoit deux sentiers dans ses visions : l’un mène vers une grotte obscure où Lamashtu l’attend, l’autre serpente vers une montagne illuminée par les étoiles de Desna. Chaque choix semble impossible : l’un assure une survie sans paix, l’autre promet une bataille peut-être vaine. Ianel s’interroge : doit-il sacrifier son propre repos pour tenter de briser le sort, ou se résigner à la fuite éternelle ?

Delia

Dans le silence du sanctuaire, Delia est assaillie par des visions qui la privent de tout réconfort. Elle voit les forêts luxuriantes, jadis symbole de sa patrie et de sa foi, se flétrir, les arbres mourir et les rivières s’assécher, comme si la nature elle-même était en agonie. Lamashtu ne lui impose pas ouvertement un choix, mais la menace est là, implicite : la déesse lui fait comprendre que la survie de ce qu’elle chérit dépend de sa soumission. Pour Delia, ce dilemme devient un supplice quotidien, la poussant à questionner la valeur de ses principes face au risque de tout perdre. Cette épreuve met à nu son attachement profond à la terre, la forçant à envisager jusqu’où elle est prête à aller pour sauver ce qu’elle aime.


Un matin, Delia découvre que ses pouvoirs druidiques lui échappent : elle ne parvient plus à faire s’épanouir les fleurs, et les animaux du sanctuaire la fuient. Lamashtu lui envoie un rêve où la déesse tient une graine brillante, promettant de redonner fertilité à la terre si Delia accepte de renier son serment envers Desna. Hésitante, Delia sent la pression grandir : la tentation de sauver la nature s’oppose à la fidélité à ses idéaux.

Anvadel

Lamashtu, tapie dans l’ombre de ses pensées, exploite sans relâche la vulnérabilité d’Anvadel. Privé de sommeil, harassé par la peur de l’échec, il sent la frontière entre sa volonté et l’influence de la déesse s’amincir. Chaque murmure nocturne lui promet des connaissances interdites, des arcanes oubliés capables de plier la réalité à son gré, de remodeler le monde selon ses désirs. Cette tentation s’insinue dans ses rêves, nourrissant sa soif inépuisable de savoir et semant le doute quant à ses propres limites morales. Peu à peu, Anvadel se demande s’il doit résister à la tentation ou s’y abandonner pour acquérir ce pouvoir inégalé — quitte à en payer le prix sur son âme.


Un soir, alors que les lanternes du sanctuaire vacillent, Anvadel aperçoit un livre ancien posé devant lui, là où il n’y avait rien la veille. Les pages semblent s’écrire sous ses yeux, révélant des secrets sur l’essence de la vie et de la mort. Il hésite : en ouvrant ce grimoire, il pourrait guérir les compagnons blessés, mais il sent que chaque mot lu affaiblit sa propre humanité. La tentation est telle qu’il lutte pour ne pas succomber, sachant que chaque page tournée le rapproche d’une servitude éternelle envers Lamashtu.

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