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Skathen

Mais tout n’est pas rose en Taldor ; Skathen n’est plus qu’un souffle mourant. Une épidémie étrange, née des marais voisins, consume les habitants. Les remèdes de Delia échouent, les prières d’Ianel restent sans réponse, et même la magie d’Anvadel se brise contre cette corruption invisible. Valeria, impuissante, serre les poings en voyant les enfants dépérir.

Trois jours passent. Puis quatre.

Et l’espoir, leur flamme sacrée, vacille.


Dans l’obscurité oppressante, la Compagnie se retrouvait soudée par une détresse silencieuse. Leurs regards évitaient les fenêtres, de crainte d’y surprendre de nouveaux signes de malheur. À chaque gémissement venu des masures voisines, la culpabilité serrait un peu plus leurs poitrines. Valeria, d’ordinaire si ferme, peinait à soutenir le désespoir dans les yeux des parents. Une sensation de vide s’insinuait, plus lourde que l’épuisement physique — une impuissance amère, qui rongeait même les plus vaillants.

Anvadel, accablé par son échec à décrypter les secrets de l’ombre, sentait la honte peser sur ses épaules. Les pages de ses grimoires lui semblaient désormais muettes, et chaque incantation avortée creusait un fossé de doutes dans son esprit déjà fragile. Delia, le cœur lacéré par la souffrance et la peur, s’accrochait à la moindre lueur d’espoir, mais sentait la foi s’effriter à chaque nouveau souffle fiévreux. Les mots de réconfort, jadis si naturels, se muaient en prières désespérées glissées entre les lèvres tremblantes.

Ianel, enfin, oscillait entre rage sourde et abattement. Le silence de Desna, son guide, résonnait comme une condamnation. Il arpentait le village, les poings crispés, la gorge serrée par l’idée d’abandonner ses ouailles à un sort injuste. Face à l’inexorable avancée du mal, chaque membre de la Compagnie ressentait la solitude, la peur de trahir ses principes, et la terreur muette de devoir choisir entre l’âme et la survie.

Dans la lueur cendrée précédant l’aube, leurs ombres s’étiraient sur la terre malade, et tous comprenaient qu’un sacrifice serait inévitable. Quand l’espoir vacille ainsi, même les cœurs les plus nobles vacillent à leur tour, étreints par la détresse et le doute.

Piège: Désespoir
Complexité: Influence divine
Religion: DC50 (legendaire) afin de resentir l'influence divine de Lamashtu
Description: Tout sort de soin est pervertit par la déesse Lamashtu.
Perversions:

Lors de soins, une ou plusieurs perversions apparaissent. Finalement, la malédiction apportée par Lamashtu finit toujours par tuer les innocents, même après les avoir pervertis.

  • Régénération impure : Les plaies se referment, mais la chair repousse difforme, marquée de symboles ou de crocs bestiaux, rappelant l’influence monstrueuse de Lamashtu.
  • Guérison douloureuse : Le soulagement attendu laisse place à une sensation de brûlure ou de fièvre, la douleur devenant aussi persistante que la blessure qu’elle devait chasser.
  • Transfert de malédiction : Au lieu de soigner, le sort déplace la blessure ou la maladie vers une autre personne ou un animal à proximité, perpétuant la souffrance.
  • Altération mentale : Une brume de cauchemars s’insinue dans l’esprit du soigné, engendrant visions et terreurs nocturnes qui persistent bien après la guérison physique.
  • Naissance de difformités : La régénération s’accompagne de mutations : griffes, crocs ou une pilosité sauvage apparaissent là où la chair a été restaurée.
  • Soin illusoire : Les blessures semblent cicatrisées, mais il ne s’agit que d’une apparence trompeuse : la douleur et la faiblesse reviennent, plus insidieuses qu’auparavant.
  • Vigueur bestiale incontrôlée : La cible ressent une force nouvelle, mais accompagnée d’une rage animale difficile à contenir, poussant à des actes déraisonnés.
  • Empreinte de stérilité : Chaque guérison laisse une trace invisible qui prive la cible ou son entourage de fertilité, symbole de la main destructrice de Lamashtu.
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